DIDIER RITTENER

05.07.2014 au 21.09.2014

Tout ce qui était directement vécu est devenu simple représentation

Le centre d’art contemporain la Villa du Parc a entamé une collaboration saisonnière à travers plusieurs expositions et supports avec l’artiste suisse Didier Rittener afin de rendre le public témoin et spectateur à multiples reprises d’une démarche et d’une dynamique de travail en cours.


Depuis 2001, le travail de Didier Rittener s’appuie sur un répertoire d’images prélevées sans souci de hiérarchie, de généalogie, ni de chronologie dans la culture populaire et savante (presse, publicité, histoire de l’art.. ). Ses « emprunts » sont d’abord passés au filtre du dessin noir et blanc, et susceptibles de toutes les manipulations possibles : déformation, collage, effacements partiels etc. Ce corpus, intitulé « Libre de droits », réunit aujourd’hui environ 400 dessins, qui chacun peut ensuite être transféré sur différents supports – sculpture, dessin mural, papier peint etc. en fonction de l’espace et du lieu. « Je transforme et déplace des images, explique l’artiste, qui combine une démarche conceptuelle, un travail instinctif et une attitude héritée du surréalisme »
 
Deux œuvres ont d’abord été présentées dans l’exposition « Le syndrome de Bonnard » organisée au printemps avec le Mamco (Musée d’art moderne contemporain, Genève).
Didier Rittener a proposé en miroir de la sculpture « Wilderness » appartenant à la collection du Mamco et inspirée d’une peinture de Malevitch une œuvre murale nouvelle, « Sgraffito », représentation en plan de la sculpture se rapprochant à nouveau de la peinture originale. Les allers-retours d’une figuration à l’autre d’après des motifs communs sont au cœur du travail de Didier Rittener et se poursuivent en ricochets dans l’exposition d’été avec deux nouveaux muraux, dérivés aussi de formes géométriques de Malevitch, qui seront produits pour l’exposition et à l’échelle de l’architecture. Le premier, dans la véranda, est intitulé « Tout ce qui était directement vécu est devenu simple représentation », et donne sous forme d’énigme une tonalité d’ensemble à l’exposition. Au cours du mois de juillet sera réalisée une autre œuvre murale de très grande dimension avec effet de perspective sur la façade de la Villa du Parc, œuvre qui sera inaugurée en septembre et sera installée sur le centre d’art contemporain pour 3 ans.
Ces trois muraux de tailles et techniques différentes produites pour la Villa du Parc seront présentées avec des dessins et sculptures de Didier Rittener réalisés ces dernières années. Des originaux du corpus « Libre de droits » ponctueront l’exposition ainsi que plusieurs séries de paysages figuratifs de différents formats qui associés aux trames abstraites des réalisations murales, s’envisagent la aussi comme des déréalisations successives en écho au titre de l’exposition.
 

Commissaire : 
Garance Chabert
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Didier Rittener, "Libre de droits" (310-311), crayon gris sur calque, 2010, 21 x 29,7 cm, courtesy de l'artiste, photographie Aurélien Mole
Didier Rittener, "Libre de droits" (310-311), crayon gris sur calque, 2010, 21 x 29,7 cm, courtesy de l'artiste, photographie Aurélien Mole